samedi 12 mai 2007

Segolene et la suite

PARIS (AFP) 11 Mai 2007 9h46
Ségolène Royal, candidate malheureuse du PS à l'Elysée et présidente de la région Poitou-Charentes, a indiqué vendredi à l'AFP qu'elle n'avait "pas l'intention de se représenter à la députation" conformément au principe de non cumul des mandats qu'elle défend. "Je n'ai pas l'intention de me représenter", a déclaré la députée des Deux Sèvres. "Bien que la loi l'autorise, l'avenir est au non-cumul des mandats, et je m'applique à moi même le non-cumul dont j'avais défendu le principe lors de la campagne présidentielle", a déclaré Mme Royal, interrogée sur des informations de presse selon lesquelles elle allait se représenter à l'Assemblée nationale. "Je reste fidèle à mon principe de choix personnel", a-t-elle ajouté, bien que la situation dans sa circonscription soit, selon elle, "assez compliquée", et qu'une "pétition de tous les élus circule" pour qu'elle se représente.

jeudi 26 avril 2007

Ralliement du Parti Radical Valoisien (Extrait de Marianne)




Mourad Ghazli : le Parti radical valoisien doit «voter Royal contre Sarkozy et ne pas s'abstenir»

Membre du comité exécutif du Parti radical valoisien, Mourad Ghazli, après avoir invité à voter Bayrou, appelle désormais à soutenir Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy et pour une sixième république. Enthousiaste suite à l'intervention de François Bayrou hier, il envisage l'avenir de sa formation politique dans son nouveau Parti démocrate, dont les valeurs sont « totalement conformes à celles défendues par les radicaux. »

Marianne2007.info : Vous aviez appelé à soutenir François Bayrou au premier tour. Depuis, Jean-Louis Borloo, président de votre formation, s'est rallié au candidat de l'UMP qui fait aujourd'hui face à Ségolène Royal. Quelle position le Parti radical valoisien (PRV) devrait-il adopter ?
Mourad Ghazli : Lorsqu'on fait un choix au premier tour, c'est pour ce que l'on souhaite. Au second tour, nous devons aller vers ce qui nous ressemble le plus : le PRV a toujours voulu une VIème République et Ségolène Royal la propose, nous devons donc voter pour elle. Beaucoup de membres de notre parti souhaitent cette modification institutionnelle qui permettrait une meilleur représentation de l'ensemble des opinions.
Marianne2007.info : Le PRV est traditionnellement un parti d'alliance avec la droite, un tel choix constituerait-il un virage pour votre parti ?
Mourad Ghazli : En 2002, la gauche a su atrophier son orgueil en choisissant Chirac pour faire le jeu de la démocratie. Je crois que nous devons, nous, électeurs de droite qui n'avons pas trahi nos valeurs, faire de même cette fois-ci en votant pour Royal. Non pas sur son projet dans son ensemble, car nous ne sommes pas devenus socialistes, mais contre Nicolas Sarkozy. Il s'agit de faire preuve de sagesse, et donc de ne pas céder aux pressions en vue des législatives, et de discernement politique, donc de ne pas s'abstenir.
Marianne2007.info : Dans la configuration actuelle de recomposition des alliances, où se situe, selon vous, l'avenir du PRV ?
Mourad Ghazli : La place du PRV doit être dans le nouveau Parti démocrate de François Bayrou dont les valeurs sont totalement conformes à celles défendues par les radicaux. Beaucoup de nos concitoyens s'inscrivent dans cette démarche de créer un parti neuf avec des gens neufs et de ne plus proposer des divisions stériles.

lundi 23 avril 2007

Réunir et gagner

Segolene est deuxieme avec un peu plus de 25 % derriere Sarko
Tout laisse croire que la droite va rafler la mise pendant 5 ans.
Mais ...
Mais le peuple de gauche du centre et au delà ne peut que se réunir autour de Ségolene qui prône l'ouverture , la solidarité, le respect , la tolérance,le progrès et surtout l'ordre juste.
La sécurité pour tous dans le travail , la famille, l'école et la vie de tous les jours.
Elle va rassembler car elle a ce grand projet d'union .
Ensemble, au corps à corps on va rassembler et convaincre les indécis et adhérer à nous les gens qui ne veulent pas du candidat de droite qui prône le libéralisme, la rupture et la haine.
Le 6 mai, on va gagner

Jérôme

jeudi 19 avril 2007

Des associations de quartiers appellent à voter Royal




La candidate socialiste a reçu le soutien des représentants d'une centaine d'associations.

Ségolène Royal (c) Reuters
Une centaine d'associations de quartiers ont lancé, jeudi 19 avril, un appel à voter pour la candidate socialiste, estimant qu'elle est la plus apte à réconcilier la France et les banlieues.
Une quarantaine de représentants de ces associations, issues de toute la France, ont été reçus en fin de matinée par la prétendante à l'Elysée à son siège de campagne à Paris. Ils lui ont remis un appel dans lequel ils disent "non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation" des jeunes des banlieues.
La candidate PS s'est dite "honorée" de ce soutien lors de cette rencontre. "Je veux construire la France qui se relève avec vous" car "sans vous rien ne sera possible", a-t-elle lancé. "J'ai besoin de tous les jeunes et de tous les habitants des quartiers dans le pacte républicain que je veux construire avec eux".

"Risque de fracture républicaine"

Elle s'est engagée, si elle est élue, à ce que l'Etat aide les organisations agissant dans les quartiers. "Vous serez sécurisés dans les ressources des associations pour pouvoir travailler au long cours", a-t-elle promis, avant de juger que "les quartiers ont été déstabilisés par le recul de l'intervention de l'Etat".
Ségolène Royal s'en est par ailleurs pris à son adversaire de l'UMP Nicolas Sarkozy. Il "ne peut toujours pas se rendre dans les quartiers, puisqu'il était accompagné de plus de 300 policiers lorsqu'il est allé à Meaux", "ce qui veut dire qu'il y a aujourd'hui un risque de fracture républicaine", a-t-elle fustigé.
"C'est un partenariat pour cinq ans, voire pour dix ans", a précisé de son côté Brahim Abbou, président de l'association "Montpellier contre la violence". "C'est quelqu'un qui va pouvoir réconcilier la France avec les banlieues, donc 15 millions de personnes", a ajouté le militant associatif avant de lancer à Ségolène Royal: "Il y a un candidat qui a du mal à aller en banlieue. Aujourd'hui, c'est la banlieue qui vient pour vous".

200 associations pour le second tour

Le projet a démarré il y a quelques semaines avec l'ambition de prendre 500 jeunes représentatifs des banlieues françaises, a souligné Brahim Abbou. "Devant l'engouement, la sollicitation, on est passé de 500 jeunes à 100 associations et on espère en avoir 200 pour le second tour", a-t-il souhaité.
"La banlieue vote, existe et va compter", a renchéri Brahim Abbou. On n'a pas envie que cette présidentielle se fasse sans nous, donc elle se fera avec nous". Et de prévenir: si Nicolas Sarkozy est président de la République, "l'exaspération sera totale".

dimanche 15 avril 2007

La Victoire rien que la Victoire

C'est avec son caractère, sa tenacité, son énergie - qu'elle porte, qu'elle nous apporte - que Ségolène va gagner.
Chacun voit en elle un nouveau monde , une nouvelle société , une nation rassemblée .
Son élection apportera la confiance et la serenité pour tous.
L'Ordre Juste est la solution pour tous.
On doit convaincre les indécis, ramener les déçus au bercail et surtout assurer aux gens de GAUCHE, qu'elle seule au Parti Socialiste incarne la GAUCHE et le CHANGEMENT.
C'est au corps à corps que Segolene va gagner
Tout le monde est concerné pour cette élection qui sera à n'en pas douter le révolution que le peuple de GAUCHE attend depuis si longtemps.

Jérôme

mercredi 11 avril 2007

sondages

C'est un sujet dont les sondeurs et les politologues débattent entre eux, et qu'ils hésitent à aborder en dehors de leur milieu, agacés d'être mis en cause à chaque élection. Pas d'excès de transparence, donc. Mais certains ont bien voulu répondre à quelques questions.
La sous-représentation des catégories précarisées. Tous les sondeurs le reconnaissent peu ou prou : si les échantillons sont composés en référence aux statistiques de l'Insee, les diplômés restent surreprésentés. Les jeunes et les catégories sociales précarisées restent au contraire les plus mal appréhendés par les sondages. Soit parce que les enquêteurs ont des difficultés techniques à les atteindre, soit parce que ce sont les catégories les plus réticentes à répondre à un questionnaire d'ordre politique. Le porte-à-porte est devenu difficile dans certains quartiers déshérités.
Quant aux enquêtes par téléphone, elles n'ont pas simplifié les choses. Certes, 98 % des ménages disposent d'un téléphone, mais une part croissante de la population (10 % en 2000, 18 % en 2005) n'a pas le téléphone fixe, notamment les jeunes et les catégories à plus faible revenu, qui l'ont abandonné au profit du portable. La plupart des grands instituts ont donc progressivement mis en place des logiciels qui génèrent de façon aléatoire des numéros de téléphones portables afin d'atteindre en partie cette population. Mais tous reconnaissent officieusement qu'il est bien plus difficile de faire passer un questionnaire de vingt minutes par portable, pour des raisons de confort et de coût.
Une part importante de refus d'être sondé. Aucun institut n'accepte de révéler le nombre de personnes qui refusent de répondre aux questions. "On note une plus grande réticence depuis une quinzaine d'années", remarque seulement le politologue Jean-Luc Parodi, qui analyse certaines enquêtes de l'IFOP. Aux Etats-Unis, on estime à une personne sollicitée sur deux la proportion de refus. Impossible de savoir si elle est la même en France. Mais le refus des sondés et la sous-représentation des catégories sociales défavorisées expliquent aussi les difficultés à mesurer le phénomène de l'abstention et l'influence de l'extrême droite, plus forte dans ces populations.
Le secret des techniques de redressement. C'est le grand secret des instituts. "Notre savoir-faire", souligne Brice Teinturier, de la Sofres. Seule la commission des sondages, qui contrôle a posteriori les méthodes de redressement des instituts en cas de litiges, peut en avoir connaissance. De fait, il y a parfois de très grandes différences entre les données déclaratives des sondés et les chiffres pondérés livrés au final.
Ainsi, près d'un électeur du FN sur deux n'avoue pas son vote. "Trois jours avant le premier tour de la présidentielle, le 18 avril 2002, BVA mesurait en chiffres bruts un Le Pen à 6,9 %", souligne Jérôme Sainte-Marie, de BVA. Le vote en faveur de Jean-Marie Le Pen est aujourd'hui encore autour de 6 % dans les déclarations brutes des sondés.
De la même façon, souligne Pierre Giacometti, d'Ipsos, "il y a, en données brutes, une surestimation des intentions de vote en faveur de la gauche et des écologistes". Les instituts "redressent" ces résultats bruts à l'aide d'un coefficient calculé, notamment, à partir des votes précédents déclarés par le sondé, des résultats du candidat à des élections antérieures et d'une accumulation de critères qui changent selon les instituts et les élections.
Tout le problème est que ces données sont mouvantes. Du fait de l'éclatement des traditions politiques, la plupart des électeurs ne se souviennent pas toujours de leurs votes antérieurs. De la même façon, certains "déterminants" d'autrefois n'ont plus la même valeur. Un électeur du non au référendum sur la Constitution européenne peut désormais vouloir voter pour François Bayrou.
Aucun institut n'accepte en tout cas de livrer la façon dont sont construits ses coefficients de pondération. Autant dire que ce secret nourrit toutes les accusations sur les redressements opérés en fonction de l'atmosphère de campagne, de la lecture de la presse, de la nécessité de créer un événement médiatique avec un chiffre choc.
Mesure-t-on bien l'abstention et le poids des indécis ? C'est l'une des difficultés des sondages d'intentions de vote. Les abstentionnistes ont une plus grande réticence à avouer ce comportement et les instituts tentent de les cerner au mieux par des batteries de questions annexes mesurant, notamment, l'intérêt pour l'élection. Depuis janvier, certains instituts travaillent à partir d'échantillons de 750 à 800 personnes ne comprenant que des sondés sûrs d'aller voter. "Cela permet de mieux relativiser certains scores", explique ainsi M. Giacometti, d'Ipsos.
Reste le problème des indécis (des sondés sûrs d'aller voter, mais incertains sur leur choix). L'une des marques de la campagne de 2007 est leur niveau encore très important à quelques semaines de l'élection. En 2002, de 20 % à 22% des électeurs affirmaient s'être déterminés dans les 48 heures précédant le scrutin. La plupart des instituts ont également ajouté une question du type "pouvez-vous encore modifier votre vote", qui permet de mesurer la solidité d'un choix.

jeudi 5 avril 2007

Les économistes disent oui à Ségolene

Les jeunes économistes disent oui à Ségolène Royal. Réunis jeudi soir à l’école normale supérieure de Paris à l’initiative du mécène Pierre Bergé, une brochette d’économistes français sont venus dire, non sans esprit critique, tout le bien qu’ils pensaient du programme économique de la candidate socialiste et de sa capacité à ranimer la croissance en France.
Issus pour la plupart de la toute nouvelle école d’économie de Paris inaugurée il y a deux semaines par le premier ministre Dominique de Villepin, ils se sont engagés en faveur d’une politique résolument réformiste mais ancrée à gauche c’est à dire loin d’une vision sarkozyenne qualifiée à de multiples reprises de «rétrograde», «incohérente» ou encore «dangereuse». Seuls Thomas Piketty et Daniel Cohen, à l’origine de la PSE (Paris school of economy) étaient absents mais avaient envoyé des messages de soutien. Au final deux heures de débats très denses, souvent de haute volée pour dire que contrairement aux idées reçues et ce que dit la droite, la France n’est pas si figée, s’est déjà largement modernisé et adapté à la nouvelle donne internationale ces dernières années et que les marges de manoeuvre existent sans avoir besoin d’en passer par une réforme radicale à la manière d’un Nicolas Sarkozy.Spécialiste de l’économie de la connaissance, Philippe Aghion qui enseigne à Harvard a d’abord insisté sur la nécessité de rattraper le retard de la France dans l’enseignement supérieur. «Dans l’économie de l’innovation, il faut moins mettre l’accent sur l’enseignement primaire ou secondaire que sur le supérieur» a-t-il expliqué avant d’ajouter que ce qui manquait le plus aux entreprises pour se développer n’était pas de nouvelles réductions de charges mais des possibilités d’accéder à un marché du crédit bancaire trop fermé. «C’est un facteur très inhibant en France qui freine gravement l’investissement dans les entreprises innovantes» a-t-il dit. Il a martelé sans cesse la question du choix entre un modèle nordique, celui de la flexsécurité danoise et de relations sociales facilitées entre syndicats et patrons et le modèle anglo-saxon, celui d’une dérégulation du marché du travail qui d’après les participants est celui de Nicolas Sarkozy. Tous les participants ont insisté sur la nécéssité de formations «plus qualifiantes» et «tout au long de la vie». Un impératif d’autant plus indispensable que le marché du travail est en profonde mutation comme l’a expliqué Eric Heyer de l’OFCE, l’observatoire français des conjonctures économiques (1).Brisant une idée reçue, Eric Heyer a démontré, chiffre à l’appui, que le manque d’activité en France était surtout le fait des séniors, incapables de se maintenir sur la marché du travail s’ils sont peu ou mal formés. «Le taux d’activité des 25-49 ans est un des plus hauts d’Europe, a-t-il expliqué, par contre les résultats sont très mauvais concernant les seniors et c’est là que doit porter l’effort. Il faut que les départs en retraite cessent d’être la variable d’ajustement des entreprises».Spécialiste du marché du travail, Philippe Askenazy a reçu une salve d’applaudissements lorsqu’il s’en est pris à la conception «très rétrograde» du travail selon Nicolas Sarkozy. «Sa vision est celle de la pénibilité, du labeur, le travail selon lui est fait pour souffrir» a-t-il déclaré en défendant le caractère plutôt souple des 35 heures. Les participants ont également insisté sur le lien «pas évident» selon eux entre l’emploi et la rigidité du marché travail et dénoncé le fait que «c’était toujours les mêmes, soit environ un tiers des salariés qui passent de CDD en CDD à qui l’on demandait d’être flexibles». L’occasion d’aborder la question du contrat unique, vantée par la droite et que la plupart des participants n’ont pas jugé «prioritaire» sans l’exclure pour autant. «Faire un contrat unique, ca veut dire faire un CNE pour tous, a expliqué Eric Heyer, toute la question est de savoir où l’on place le curseur de la période au cours de laquelle le contrat peut-être cassé sans contrepartie. A 24 mois, 12 mois, 6 mois? Toute la difficulté est là».Avec Thomas Philippon, il fut enfin question de relations sociales et de la nécéssité pour la France de réformer son pacte social comme le propose Ségolène Royal en poussant les partenaires sociaux à s’entendre et en faisant passer l’Etat au second plan, du rôle d’orchestrateur des relations sociales à celui, plus subtil, de facilitateur. «La France est 99ème sur 102 dans un récent classement, au même niveau que le Venezuela, a-t-il expliqué, il ne peut pas y avoir de croissance saine en France sans relations sociales renouvelées».
(1) Eric Heyer qui est économiste à l'OFCE nous demande de préciser qu'il a participé au débat au titre d'expert et non de citoyen engagé.